Plus belle la vie .... à Saint-Malo de Beignon 56380

12 février 2019

Fiscalité quand tu nous tiens...

En filigrane des revendications des gilets jaunes, la question de l’égalité fiscale est résurgente. Ou plutôt  la question de l’injustice fiscale qui, pour une grande majorité de français, est une question plus que sensible. Et c’est vrai que le sujet mérite tout de même d’être analysé pour répondre aux questions que se pose la plupart d’entre nous : qui paie des impôts ? Pourquoi les riches ne paient plus l’ISF ? Pourquoi les classes moyennes paient pour tout le monde sans avoir le droit à rien ? Et en élargissant le débat : pourquoi travailler plus sous peine de perdre des allocations ? Pourquoi les pensions ne sont plus indexées sur la hausse des prix ? Pourquoi certains paient la CSG sur les pensions et d’autres pas ? Pourquoi parle-t-on de revenu fiscal de référence pour déterminer des droits ? Car toutes ces questions ont en commun le problème de la fiscalité quand on y regarde bien.

Pour certains la TVA et la CSG sont des impôts injustes parce que tout le monde les paie. Pour d’autres les allocations doivent être comptabilisées dans le calcul des revenus afin que ceux qui n’en touchent pas ne se retrouvent, en bout de course, avec moins que ceux qui en perçoivent et en plus sont, eux, imposables ! Pour d’autres l’impôt sur le revenu est injuste puisqu’il n’est acquitté que par 45 % des ménages. Les questions sur le sujet sont infinies et correspondent presque à autant de cas différents qu’il y a de contribuables, d’où un sentiment d’injustice pour tous : ceux qui ne sont pas imposables souhaitant que ceux qui le sont paient encore plus parce qu’après tout ils ont les moyens, ceux qui le sont souhaitant qu’on regarde de plus près la situation de ceux qui n’en paient pas ! Derrière cette question, c’est en fait le ras le bol fiscal, taxe et impôts compris qui est latent. Il faut dire que nos élus sont les champions du monde pour ce qui est de trouver et créer de nouvelles taxes et de nouveaux impôts. Pas un député, pas un membre du gouvernement qui ne propose pas une nouvelle taxe ou un nouvel impôt chaque semaine. Même aujourd’hui où le mouvement des gilets jaunes est né sur ce ras le bol fiscal, la seule réponse de nos élus est de proposer de nouveaux impôts pour régler les problèmes. Et pourtant n’est-ce pas Emmanuel Macron qui avait annoncé, lors de ces vœux, qu’il n’y en aurait plus ? Le nouveau monde est pire que l’ancien dans ce domaine. Inutile de dire qu’après les conclusions du grand débat, qui ne seront certainement pas à la hauteur de la situation et avec une météo plus favorable aux manifestations, on ne peut être qu’admiratif pour ceux qui ont passé les fêtes sur des ronds-points ou qui défilent toutes les semaines dans des conditions difficiles, le printemps risque d’être chaud ! A moins que le président ne soit touché par la grâce divine, mais là …

Alors que faire ! Nous ne prétendons pas avoir la solution, mais nous partageons le sentiment général, il y a trop d’impôts et de taxes et tout le monde n’est pas égal devant l’impôt.

Quelques pistes de réflexion :

-          Tout revenu quel qu’il soit entrant dans un ménage doit être comptabilisé que ce soit des revenus du travail, des revenus sociaux, des avantages divers comme le chèque énergie, les allocations diverses quelles soient nationales, régionales, départementales, communales, les avantages comme les réductions pour les crèches, les cantines scolaires etc.… afin de définir le revenu réel du ménage. C’est très simple à faire pour peu qu’on est le courage politique de le faire ;

-          Afin de rendre l’impôt sur le revenu plus juste, porquoi ne pas mettre en place non plus des tranches, qui, pour ceux qui sont en bas d'une de ces tranches sont imposés au même niveau que ceux qui sont en haut de cette même tranche, ce qui est injuste. D’ailleurs seul Jean-Luc Mélenchon proposait de passer de 5 à 14 tranches beaucoup plus progressives même si le calcul de l’impôt suivant  une courbe d’imposition serait encore plus juste.

 

Rien que la mise en place de ces deux propositions permettrait de mettre fin à beaucoup d’injustices. Nous disons bien injustice et non sentiment d’injustice, il y a longtemps que ceux qui paient n’en n’ont pas que le sentiment. De plus cela aurait l’avantage de répondre avec précision aux questions soulevées plus haut comme : est-ce que je ne paie pas pour des gens qui finalement gagnent plus que moi avec tous les avantages qu’ils ont ? La transparence doit fonctionner dans tous les sens !

Bien sûr beaucoup sont d’accord avec ces propos, à part ceux qui bien sûr sont parfaitement conscient de profiter des failles de ce système, mais malheureusement ces propos sont politiquement incorrects. Et pourtant, pour avoir passé quelques journées sur les ronds-points, ce n’est pas vraiment la 1ère catégorie qui était la plus représentée, mais majoritairement la deuxième, ceux qui correspondent à la 2ème et 3ème tranche d’imposition (46% de ceux qui paient des impôts sur les revenus, petits artisans, retraités, la classe moyenne). Et oui ça on en parle peu ! C’est pourquoi le concours Lépine des impôts et taxes auquel participent avec beaucoup de zéle nos élus si prolixes, verra arriver de nouveaux prélèvements justement sur ceux qui forment le gros bataillon des gilets jaunes. La boucle est bouclée, l’injustice fiscale va se durcir, la réaction suivra malheureusement et les brillants journalistes parisiens, qui eux ne sont pas sur les ronds-points, nous bassinerons toute la journée sur des théories et analyses aussi fumeuses qu’imbéciles.

Maintenant nous ne pouvons pas non plus laisser de côté le problème de la dépense de l’Etat. Et en premier lieu le coût de l’Etat dont on ne nous fera pas croire qu’il ne représente que 1 % du budget de fonctionnement ! Au passage, personne n’a vu d’économies faites avec le passage de 27 à 13 régions (voir les chiffres de la Cour des comptes). De même aucun chiffre officiel sur les économies faîtes suite aux regroupements imposés des intercommunalités ! Etonnant ! Pas tant que ça finalement.

Ne parlons pas du mille feuilles Etat, régions, départements, intercommunalités ou agglomérations, communes. Et là encore chacun défendant son pré carré, persuadé que son échelon est vital et irremplaçable. Aucun audit n’a jamais été fait pour dire aux contribuables combien ce mille feuilles nous coûte en budget de fonctionnement ! Pourquoi ? Avec les moyens informatiques actuels, nul doute que beaucoup d’économies pourraient être faites en regroupant les compétences de chacun et beaucoup de moyens réorientés vers les véritables besoins : hôpitaux, ehpad, sécurité… Mais là encore ce sont des propos politiquement incorrects.

On n’est pas sorti de l’auberge !

 

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10 février 2019

Réflexions auprès du feu

Faute de pouvoir travailler dans nos jardins avec cette météo quelque peu agitée, c’est peut-être l’occasion de passer un moment à réfléchir, au chaud auprès du feu, sur les quelques problèmes sociétaux que nous connaissons en ce moment.

A écouter les journalistes parisiens qui se relayent sans cesse sur les plateaux des chaînes infos du matin au soir et du soir au matin tels Jean-Michel Apathie, Françoise Degois, Apolline de Malherbe, Ruth Elkrief, Alain Marchall, Christophe Barbier, Nicolas Doze…, pour n’en citer que quelques uns, on finirait par oublier de se faire sa propre opinion sur ces événements. Défenseurs du bien-pensant et surtout de leurs propres convictions et intérêts, ces journalistes tentent de nous imposer leurs visions plus que jacobines à longueur d’émissions, toujours les mêmes, se prenant pour des spécialistes à la parole d’évangile, qui ont les seules bonnes réponses à tout. Une petite remarque, aucune de ces brillants élites et intellectuels comme ils se cataloguent eux-mêmes, n’a vu venir le mouvement des gilets jaunes trop occupé à encenser leur idole Emmanuel Macron depuis plus de deux ans. Même au plus fort de la crise, ces élites ont tenté de dénigrer, casser, critiquer, minimiser ce mouvement ayant trop peur que le système dont ils profitent allégrement depuis tant d’années ne s’écroule et eux avec. Dix fois, vingt fois par jour le seul leitmotiv de ces journalistes est de condamner les violences, forcément du fait des gilets jaunes, d’orienter les débats sur leur incapacité à définir leurs doléances, alors quelles sont parfaitement connues de tous et se résument à un meilleur pouvoir d’achat soit par l’augmentation des salaires et pensions soit par une baisse des impôts et taxes. Ces journalistes, dont beaucoup sont d’ailleurs conjoints ou ont pour conjoints des personnages politiques sont tellement liés au pouvoir parisien, mangeant à la même table pour ne pas dire gamelle, terme réservé aux gueux, que l’on peut sérieusement se poser la question de leur intégrité journalistique. Défenseurs du système en place, ils viennent se plaindre d’être parfois agressés lors de leurs reportages sur le terrain, bien que par ailleurs la grande majorité de ces soit disant journalistes ne quitte leurs studios et ne traverse le périphérique que pour aller en province passer leur vacances laissant les stagiaires aller au carton.

Au fait, pourquoi en France, on est soit parisien soit provincial ? On monte à Paris on va en province. Paris le lieu du pouvoir, la province pour les vacances. La province, historiquement désigne les pays conquis. Le roi à Paris, le peuple dans les provinces ! Fermons la parenthèse mais l’hypercentralisation du pouvoir est peut-être aussi un facteur de la tension actuelle, les 80 km/h en est un exemple. Et cette notion n’est pas récente, girondin ou jacobin !

La représentation nationale ! Encore un sujet passionnant. Pour nos parisiens et élites, c’est l’expression de la démocratie, de Gaulle avait bien fait les choses, nos institutions sont stables, beaucoup nous les envient ! Belle foutaise là encore, de Gaulle avait mis en place le septennat et les députés avaient un mandat de 5 ans. Ainsi il n’y avait pas concomitance entre l’élection du président et l’élection des députés. Mais nos élus tantôt de droite, tantôt de gauche qui se partageaient le gâteau depuis 1958, étaient tributaires de cohabitations éventuelles. Comment éviter cela ? En mettant en place le quinquennat et les élections législatives dans la foulée de l’élection présidentielle. Ainsi plus de soucis, plus d’opposition, le roi est élu, que les autres se taisent. Et cerise sur le gâteau, mettre en place un système majoritaire pour éviter toute opposition. N’est-ce pas là une cause du désintéressement des citoyens pour la chose  publique ? Très probablement, quand on constate le peu de représentativité d’un député pour peu qu’on examine le nombre de ses électeurs inscrits, le nombre de suffrage exprimés, les votes blancs ou nuls et surtout l’abstention. Même Emmanuel Macron élu avec 41,97% des inscrits peut se poser des questions lui qui est élu avec une majorité relative. Dans le même ordre d’idée comment Marine Le Pen avec 11 millions d’électeurs se retrouve en bout de course avec 4 députés ? N’est-ce pas un bel exemple de déni de démocratie ? Après ces remarques, comment ne pas comprendre les citoyens qui ne se sentent pas représentés et qui exigent le référendum d’initiative citoyenne pour reprendre le pouvoir et enfin s’exprimer. Comment ne pas comprendre le ras le bol, la colère, la haine et qui aboutit à la violence, ultime moyen de se faire entendre devant l’autisme des élus. Non la France n’est pas un pays démocratique, c’est un pays qui est régi par un système démocratique bricolé par et pour une classe dirigeante qui a confisqué la démocratie à des fins partisanes et personnelles. Comment croire que ces mêmes élus se tireraient une balle dans le pied en acceptant de mettre en place un RIC accessible, simple et dont les résultats des consultations auraient force de loi ?

Arrêtons là ces réflexions, la pluie est toujours là, une pensée pour les gilets jaunes qui continuent à occuper l’espace public et à manifester chaque week-end  même sous la pluie pour défendre leurs droits et au passage les nôtres.

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03 février 2019

Conseil municipal, on prépare la patate chaude ?

Lundi dernier a eu lieu un conseil municipal à Saint-Malo de Beignon. A l’ordre du jour la création d’un emploi permanent pour faire suite au contrat aidé d’un employé communal des services techniques et qui viendra à son terme le 13 avril prochain. « Compte tenu de la charge de travail sur la commune, il est nécessaire de recruter cet agent sous le statut d’adjoint technique territorial à mi-temps » a déclaré le maire. Chacun jugera de l’opportunité de ce recrutement dans une commune aussi riche que la nôtre !

Mais le point important était surtout le dossier de la rue du Pré au recteur qui pourrait plutôt porter le nom de rue de la discorde. Et pour cause ! Ayant appris il y a quelques temps déjà, dans le plus grand silence, que les subventions attendues pour les travaux de cette rue ne seraient pas à la hauteur attendue, Marie-Hélène Herry ne pouvait plus attendre pour porter l’affaire devant le conseil municipal, la commune doit en effet contracter un emprunt communal avant le vote du budget 2019 qui aura lieu en mars afin que la balance des comptes soit à l’équilibre ! Cela en dit long sur la trésorerie de la commune ! C’est donc  150 000 € que la municipalité vient d’emprunter au crédit agricole pour faire face à sa trésorerie déficiente. Contrairement à ce que le compte rendu du conseil municipal sous-entend « ce prêt est fait dans l’attente des recettes liées aux subventions obtenues ». Dommage que le compte-rendu du conseil ait oublié de lister ces subventions attendues histoire de vérifier que nous sommes vraiment dans le cadre d’un prêt relais. Cette affaire couve depuis plusieurs semaines déjà et a provoqué quelques turbulences au niveau des élus qui, pour une fois, se sont sentis mis devant le fait accompli et surtout coresponsables du montage financier hasardeux de notre maire. Surprenant pour quelqu’un qui a déclaré lors des vœux du maire à Guer, lors de sa prise de parole comme conseillère départementale, qu’elle était expert-comptable.

Pour information pour être expert-comptable, il faut obtenir trois diplômes successifs : - le DCG : diplôme de comptabilité et de gestion, de niveau licence bac + 3, - le DSCG : diplôme supérieur de comptabilité et gestion, de niveau master bac + 5, - le DEC : diplôme d'expertise comptable, bac + 8. Le CV de Marie-Hélène Herry est consultable sur le net. Pour mémoire pour ceux qui ne sont pas au fait des diplômes universitaires, Marie-Hélène Herry est détentrice à ses dires « d’une maîtrise de sciences et techniques comptables et financières obtenue à Rennes » qui correspond donc à un bac+4. Il est bon de le préciser, diplôme très honorable mais qui n’est pas un bac + 8 d’expert-comptable. Il faut faire attention de ne pas dire n’importe quoi en public pour épater la galerie. Bien sûr une fois de plus l’enregistrement est disponible.

Ceci dit, il est fort probable qu’un expert-comptable ne se serait pas planté ainsi sur le financement de la Rue de la discorde. 

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19 janvier 2019

Nous répondons à vos interrogations.

La question de l’association avec une autre commune afin de créer une commune nouvelle a fait couler beaucoup d’encre, provoquée de nombreux débats et prises de positions, énervée certains parfois même ranimée des rancœurs. Comme quoi la question que nous avons soulevée avec notre lettre aux malouins est une question d’actualité et que nous avons le courage de l’aborder quand certains préfèrent la mettre sous le tapis et attendre pour ne pas prendre le risque de déplaire à certains.

Suite à cette lettre, nous avons reçu beaucoup de messages et d’appels téléphoniques. Certains proposant de débattre de cette question, d’autres proposant de nous rejoindre, d’autres souhaitant des précisions sur nos intentions avant de s’engager, enfin d’autres, intéressés par la démarche, préfèrent attendre les différentes offres politiques qui seront proposées d’ici les municipales. Cela nous réjouit de voir que les malouins s’intéressent à l’avenir de leur commune et qu’ils souhaitent participer à son devenir. En cette période où les citoyens demandent plus de représentativité et surtout à être associés aux décisions qui les concernent directement, nous ne pouvons qu’applaudir et constater que le mouvement des gilets jaunes a fait bouger les mentalités et replacé le citoyen au cœur des problèmes de la cité. Les électeurs ne veulent plus se voir confisquer leurs opinions et leurs avis personnels par quelques élus carriéristes et le plus souvent animés que par des intérêts très personnels et des combines politiciennes.

Parmi les questions qui nous ont été posées, l’une d’entre elles revient régulièrement : « Est-ce que le vote, pour une éventuelle liste portée par votre groupe lors des élections municipales de 2020, sera considéré de facto par vous comme un référendum pour la création d’une commune nouvelle avec Beignon ? ».

La réponse est clairement non. En effet, parmi les partenaires travaillant actuellement sur un projet pour 2020, tous ne sont pas forcément pour un regroupement avec la commune de Beignon. Et c’est très bien ainsi. Certains souhaitent aussi étudier la possibilité que Saint-Malo de Beignon reste une commune à part entière. Cette pluralité d’opinions est un gage d’ouverture et surtout de débat. Comme il a été mentionné dans la lettre que nous vous avons transmise en début d’année, et qui avait pour objectif premier de lancer le débat, ce qui a été une réussite, au moins trois solutions sont sur la table à ce jour. Chacun a ses arguments pour ou contre telle option. Tous les arguments sont recevables et surtout défendables tant que ceux-ci sont dictés par l’intérêt de la commune et non pas par l’intérêt personnel de certains. Même le projet, sous la table du maire de Guer, qui lui préférerait une commune nouvelle regroupant Guer, Saint-Malo de Beignon et Beignon dans ce qu’il appelle « la banane » en référence à la forme géographique qu’aurait cette commune nouvelle peut et doit faire l’objet d’une discussion. D’autres projets sont aussi dans les cartons des élus, projets qui ne manqueront pas de sortir de ces cartons à l’occasion des élections à venir.

Aussi devant la complexité des projets et aussi de la multitude de ceux-ci qui vont se présenter aux malouins, réduire les élections municipales à un simple référendum pour ou contre une commune nouvelle avec Beignon serait réducteur. Nous nous sommes fixés une période de 2 à 3 ans pour analyser l’ensemble des options qui se présenteront à nous afin, ensuite, d’organiser une réunion publique permettant à chacun de défendre son avis et de prendre connaissance de toutes les implications que tel ou tel projet entraînera pour nous. S’en suivra ensuite un référendum local qui permettra à l’équipe en place de mettre en œuvre le choix qui sera retenu par les malouins.

Nous espérons avoir répondu au mieux à cette question posée et continuons à être à votre disposition pour répondre à toutes celles que vous vous posez déjà ou que vous vous poserez au cours de cette année.

« Il n’est pas trop tôt pour en parler » restera notre devise

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17 janvier 2019

Droit de réponse à Marie-Hélène Herry, maire de Saint-Malo de Beignon

Après avoir répondu à Jean-Luc Bléher, c'est maintenant à Marie-Hélène Herry que nous répondons suite à son intervention lors des voeux du maire de Beignon, Yves Josse, samedi dernier.

Les propos tenus par Marie-Hélène Herry, que vous pouvez écouter sur le site des Infos du Pays Gallo.

 « Je tiens à intervenir en tant que maire de Saint-Malo de Beignon sur cette idée de commune nouvelle. A Saint-Malo de Beignon on n’a jamais été fermé à cette idée de commune nouvelle. Nous, au conseil municipal, nous avons proposé une réunion au malouins, il se trouve qu’à l’époque personne n’est venu mais c’était peut-être encore trop tôt. Depuis on en parle régulièrement entre nous ici même. En l’occurrence tu as lancé un projet, j’ai tout de suite transmis tous les éléments demandés. Maintenant dans un mariage il faut de la transparence, de la confiance et aussi du donnant donnant. En l’occurrence je n’ai pas eu de retour sur cette étude. Il faut se mettre autour de la table et agir en toute transparence si on veut avancer. En tout état de cause je veux moi aussi consulter les malouins ».

Réponse du maire de Beignon Yves Josse :

« Comme quoi le sujet des communes nouvelles est un sujet d’importance. Pour répondre à ton interrogation, je peux te dire que l’étude est terminée, les conclusions nous ont été données et en accord avec le conseil municipal nous avons décidé d’attendre le vote du budget en mars et qu’à partir du mois d’avril nous reviendrons vers toi pour te communiquer les conclusions de cette étude».

Mais cette intervention de Marie-Hélène Herry nous a quelque peu surpris. En effet, la seule fois où le sujet de la création d’une commune nouvelle a été abordé officiellement par Marie-Hélène Herry, c’était lors des vœux de janvier 2018, il y a un an, déjà  à l' époque, suite à notre position sur les communes nouvelles prises sur ce site. La presse s’en était d’ailleurs fait l’écho et avait rapporté ses propos : « ... en ce qui concerne la création d’une commune nouvelle, le conseil municipal n'y est pas opposé, mais nous sommes plutôt orientés vers Guer… ». Depuis plus de nouvelles depuis notre courrier aux maloins qui a obligé les maires à se positionner, dont Marie-Hélène Herry, lors des vœux à Beignon le week-end dernier. Par contre ce qui nous interpelle c’est quand elle déclare qu’au conseil municipal une réunion a été proposée aux malouins pour en débattre et que personne n'est venue. Participant depuis 5 ans à tous les conseils municipaux (ceux-ci étant tous enregistrés), nous n’avons pas souvenir que ce sujet ait été abordé lors d’un conseil, ni qu’aucune réunion publique n’ait été envisagée et encore moins organisée, Nous aurions été les premiers à venir participer à un tel débat qui a une grande importance pour l’avenir de notre commune. Pouvez-vous, Madame, nous en dire plus sur cette réunion avortée, comment avez-vous communiqué pour l'organisation de cette réunion? Quand a-t-elle été  programmée et où ? Merci de bien vouloir nous le dire ! 

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13 janvier 2019

Droit de réponse à Monsieur Jean-Luc Bléher, maire de Guer

Dans le cadre des voeux du maire de Beignon, Yves Josse, dans son allocution a parlé de la possibilité de créer une commune nouvelle en réunissant Beignon et Saint-Malo de Beignon.

Le maire de Guer, à la fin de son allocution au titre de président de la communauté de communes d'OBC, a remis sa casquette de maire de Guer afin de réagir à ces propos. Voici l'intégralité de son propos que vous pouvez également retrouver sur le site des Infos du Pays Gallo (https://www.lesinfosdupaysgallo.com/2019/01/12/beignon-voeux-elections-municipales-et-commune-nouvelle/ ).

 

« Vous ne m’empêcherez pas pour finir de parler des communes nouvelles. On en a parlé à plusieurs reprises, je ne veux pas remuer du tout le couteau dans la plaie simplement à l’origine il y avait l’idée d’une association Augan, Campénéac et Beignon. Moi j’étais à l’époque absent pour des raisons de santé l’année passée et donc on a repris date parce que je trouvais dommage qu’on en parle pas d’abord entre nous. Cela posait le problème d’une option à avoir à ce moment là d’aller vers une autre communauté de communes ou de rester dans celle qui existait. Je trouvais dommage quand même qu’un de mes vice-présidents en fonction aille vers une autre communauté de communes. Moi je n’étais pas opposé à l’idée d’une commune nouvelle, certains disaient qu’au niveau de l’ancien territoire des sept communes il fallait peut-être se regrouper, ça se discute, moi j’étais réservé dans la mesure où la plupart n’avait pas eu le mandat pour ça et qu’il fallait passer par une consultation. Si on le fait dans le cadre des prochaines élections pour ceux qui se représenteront à mon avis il faut en informer la population avant parce que c’est un enjeu historique pour moi. Je me dis autant Beignon est voisin de Saint-Malo de Beignon, Guer est aussi voisin de Saint-Malo de Beignon donc il y a peut-être une réflexion à engager. J’ai lu ici ou là certaines communications il n’y a pas longtemps où des personnes qui ne sont pas aux affaires nous font des leçons et nous disent il y a beaucoup de vitrines froides sur le territoire y compris sur Guer Bellevue et à Saint-Raoul.  Je pense que ceux qui habitent à proximité et à Beignon en particulier profitent quand même bien des services existants. Je crois que si on veut construire quelque chose, il faut le construire dans le cadre d’un partenariat et d’une discussion entre nous et pas comme ça d’une manière … je ne sais pas pourquoi cela arrive tout d’un coup  on n’est pas encore en période électorale. Et moi je suis prêt à me mettre autour de la table à la condition que la population soit bien informée des enjeux en la matière. C’est tout pour le reste il y a eu quelques vicissitudes mais il faut passer là-dessus. Je suis très ouvert à en discuter après une évaluation financière et économique parce qu’il y a des enjeux importants derrière. Les communes nouvelles ça fonctionnent, mais il faut le faire à partir d’un projet qu’on définira tous ensemble". 

 

Etant directement interpellé dans son propos nous usons de notre droit de réponse. N'étant pas aux affaires, comme le souligne avec un évident certain mépris, le maire de Guer  et n'ayant donc pas de ce fait accès au micro, c'est ici que nous avons décidé de répondre, sachant que ces lignes seront lus par l'intéressé très rapidement.

Monsieur le maire de Guer:

C'est avec beaucoup de surprise, que le groupe qui travaille depuis plusieurs mois à préparer des propositions pour les malouins dans le cadre des prochaines élections municipales, a entendu vos propos hier soir lors des voeux du maire de Beignon. En résumé, si nous avons bien compris votre propos, les citoyens qui ne sont pas élus à ce jour n'ont pas à s'occuper de politique et n'ont rien à dire. Nous nous permettons respectueusement de vous rappeler que nous parlons de projets qui prendront place éventuellement dans une mandature dont vous n'étes pas encore élu vous-même puisque les élections auront lieu en 2020. Si vous avez bien lu notre tract, que Marie-Hélène Herry vous a fait suivre, vous noterez que nous n'avons aucunement et à aucun moment prétendu que de choisir un rapprochement avec Guer était néfaste pour Saint-Malo de Beignon, mais que pour certains malouins, ce choix n'est pas le meilleur pour l'avenir de la commune. Nous avons donné nos arguments que vous interprétez comme des leçons c'est parfaitement votre droit de le lire ainsi. Pour notre part, nous entendons débattre avec les malouins de manière apaisée et constructive selon NOTRE calendrier et selon NOS moyens de communications.

Mais peut-être que nous avons mal interprété vos propos !

Suite à notre réunion de ce jour, voici nos remarques suite à votre intervention, remarques que nous faisons puisque vous nous avez interpellés indirectement.

Remarque n°1: Nous voyons avec plaisir que notre courrier distribué à l'ensemble de la population de Saint-Malo de Beignon la semaine dernière a eu l'effet escompté, celui de mettre la question des communes nouvelles au coeur des futurs débats et que cela a contraint plusieurs élus dont le maire de Guer, de Saint-malo de Beignon et de Beignon à prendre position.

Remarque n°2: Outre le fait que le maire de Guer n'ait pas apprécié l'initiative venant de personnes, nous citons "mêmes pas aux affaires" montre combien le décalage entre les citoyens qui souhaitent débattre de questions qui les concernent directement et les élus qui considérent que seuls eux ont le droit de débattre de ces questions, quand cela leur convient, selon leur calendrier, est grand. Cela augure bien du grand débat national qui, si on y regarde bien, résulte exactement de ce genre de comportement de mépris pour la population. On vous autorise à débattre que des sujets que nous jugeons de votre niveau, selon nos régles et selon notre calendrier. Nous sommes presque dans un cas d'école. Les gilets jaunes ont de beaux jours devant eux dans ce contexte ! 

Remarque n°3: "Je ne vois pas pourquoi cela sort maintenant, nous ne sommes pas en période électorale". Là encore nous sommes quelque peu surpris. C'est le maire de Guer qui décide du moment où des citoyens d'une autre commune peuvent se regrouper et réfléchir à des propositions à faire dans le cadre d'une élection municipale à venir! 

Remarque n°4: "il y a eu quelques vicissitudes entre nous mais il faut passer là-dessus". Pour le coup cela ne s'adressait pas à nous. Ceci dit certaines vicissitudes montrent tout de même une certaine pratique de la politique qui n'est pas la nôtre. Nous savons que nous ne sommes pas dignes de sièger autour d'une table pour débattre avec vous des options qui se présentent pour notre commune, cela n'étant pas de notre niveau et sans doute jugez-vous que nous ne sommes pas compétents pour le faire. Qu'a cela ne tienne, le débat nous le ferons donc entre nous et nous verrons bien ce qui en sortira.

 

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04 janvier 2019

Dans vos boîtes aux lettres aujourd'hui.

Vous trouverez ce soir dans vos boîtes aux lettres le document suivant. Prenez le temps de le lire avant de le jeter, c'est à vous de vous faire une opinion, pas de suivre celle que certains veulent vous imposer. C'est votre commune, c'est à vous de décidez de son avenir en toute liberté. Prenez le temps de vous informer par vous même, de peser le pour et le contre.  

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31 décembre 2018

Bonne année 2019 à tous ...

La fin de l’année arrive et c’est l’heure des vœux pour la nouvelle année qui pointe son nez dans quelques heures. Que dire de 2018 ? Pour notre commune, pas grand chose, similaire aux précédentes, la cité dortoir sommeille tranquillement à l’image de nos quatre conseils municipaux de cette année où, il faut bien le dire, les records de durées ont été battus à chaque fois mais pas dans le bon sens, puisque que ceux-ci ne durent qu’un petit quart d’heure tout au plus, hormis celui concernant le vote du budget ! Il suffit de lire les ordres du jour de ces conseils, la pauvreté de ceux-ci est à l’image du peu de dynamisme de nos élus à tenter de développer notre commune. On se contente de gérer les affaires courantes et encore… mais si cela convient, après tout !!! Surtout à la plupart des conseillers tout content d'avoir sur leur carte de visite le titre d'adjoint ou de conseiller municipal. Il faut bien que les égos soient stimulés après tout!

Au niveau de la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande, là aussi les choses avancent de manière surprenante. Après deux années d’existence, les élus en sont encore à se chercher des compétences pour exister et se regarder le nombril. Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi), Schéma de Cohérence territoriale (SCOT), Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI)… pour ne citer que quelques uns des acronymes avec lesquels nos élus se délectent et se gargarisent à longueur de réunions, conseils et autres commissions, bien loin des préoccupations des concitoyens qui ne voient en bout de ligne que des dépenses inutiles loin de leurs préoccupations de tous les jours et surtout bien coûteuses pour un portefeuille toujours moins garni. Et si encore de véritables services de proximités voyaient le jour en retour !

Au niveau national, l’année 2018, qui était vue comme l’année de la cohésion des français par un président complètement dépassé par les réalités du pays, verra l’entrée dans les livres d’histoire très rapidement d'un chapitre sur la révolte sociale d’une grande partie de ces français sous le nom de révolte des gilets jaunes. Mais faire porter la responsabilité de cette révolte uniquement sur le dos du président de la République,  aussi incompétent soit-il ne serait pas juste. C’est une grande partie de nos élus carriéristes qui porte la plus grande part de responsabilité dans ce naufrage collectif, plus intéressés à jouer avec leurs acronymes qu’à travailler au bien être et à l'amélioration des conditions de vie de leurs électeurs depuis tellement d’années, électeurs d’ailleurs de moins en moins nombreux mais qu’importe du moment qu’on est élu ! Et après on s’étonne que les français veulent une assemblée citoyenne alors qu’elle  existe  avec l’assemblée nationale. Mais pour ne pas perdre leurs gros avantages, ces élus de droite et de gauche et maintenant d’un milieu imaginaire n’ont qu’une seule crainte, qu’ils ne soient contraints de mettre fin à cette démocratie bananière, bricolée depuis des décennies, pour devenir une vraie démocratie, représentative, avec des scrutins à la proportionnelle intégrale, seule véritable représentation d’un vrai pays démocratique. Tout le monde a le droit d’être représenté par les élus, si ce n’est pas le cas, comme actuellement, seule solution, renverser la table. La grande concertation nationale annoncée ne doit surtout pas être une ultime "carabistouille" sinon parions que pour les vœux de fin 2019, beaucoup ne seront plus là pour les souhaiter en tant qu’élus !

Nous souhaitons une bonne fin d’année à tous, que chacun profite de la nouvelle année pour prendre de bonnes résolutions et qu’enfin chacun œuvre pour le bien de tous que ce soit au niveau communal à Saint-Malo de Beignon comme tout en haut à Paris. Pour notre part, nous soutenons depuis le début et continuerons à soutenir cet immense mouvement populaire que représentent les gilets jaunes. Nous voulons avec eux qu’à impôts égaux, les services rendus en retour soient égaux et ceci jusqu’au plus bas niveau de notre territoire. Si cela est impossible, et cela reste à démontrer, que le monde rural loin des services les plus primordiaux ne paie plus les mêmes impôts que ceux des grandes villes dont les services sont quasiment au pied de leurs immeubles ! Macron a coupé la France en deux, qu’il ait le courage d’aller jusqu’au bout de sa vision. A nos élus de faire le boulot pour défendre le monde rural avec autant de vigueur qu'ils mettent à défendre leurs indemnités.

Bonne et heureuse année à tous et que nos élus préparent leurs discours des vœux en ne croyant pas qu’avec quelques petits fours et un peu de crémant on calmera les gueux ! Ils iraient au devant de grandes désillusions. Stop à l'arrogance et au travail !

 

gilets_jaunes

 

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22 décembre 2018

le dindon déchaîné rôde ........

Resized_20170918_114726

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16 décembre 2018

Infos aux élus qui ne lisent pas ce blog

Depuis vendredi dernier la lumière est restée allumée à l'étage de la mairie. Mais bon, ce que nous disons...

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